Pour ce déplacement, Jean-Guy Wallemme, cherchant à motiver tout son groupe pour cette fin de saison, avait choisi un onze inattendu, avec Runje dans les buts, Yahia et Sartre en défense centrale, Laurenti et Ramos sur les côtés, Hermach à la récupération, Milovanovic et Jemaa à l'animation, Maoulida et Monnet-Paquet positionnés sur les ailes, et enfin Dindane en pointe. Boukari, Chelle, Demont et Doumeng débutait sur le banc alors que Roudet restait dans les tribunes et que Kovacevic, touché au mollet, était au repos.
Pas de round d'observation pour ce match où le Racing trouvait rapidement l'ouverture. A la suite d'un corner lensois mal dégagé, Dejan Milovanovic récupérait le ballon aux vingt mètres et tentait immédiatement sa chance. L'envoi était contré mais le ballon revenait dans les pieds du Serbe qui frappait à nouveau. La balle rebondissait au ras du poteau et terminait sa course dans le petit filet (0-1, 8e) ! Sedan ne s'en laissait pas compter et pressait le camp artésien. A la réception d'un coup franc, une tête sedannaise obligeait Vedran Runje à une parade suivie d'un sauvetage de sa défense sur sa ligne (14e).
Les Ardennais parvenaient à leurs fins peu avant la demi-heure de jeu. Jérôme Lemoigne profitait d'un espace laissé libre dans l'axe de l'arrière-garde artésienne pour filer au but. Il passait le gardien et résistait au retour d'Ala-Eddine Yahia pour égaliser (1-1, 28e). Les réjouissances étaient de courte durée à Dugauguez puisque le défenseur tunisien, de la tête, redonnait l'avantage aux Sang et Or à la réception d'un long coup franc de Dejan Milovanovic (1-2, 32e). Un avantage qui aurait même pu être plus conséquent pour le Racing avec quelques autres occasions gâchées comme sur ce déboulé d'Issam Jemaa suivi d'un centre en retrait pour Aruna Dindane qui laissait le ballon, sur sa droite, à Toifilou Maoulida, totalement démarqué à dix mètres du but. La frappe de ce dernier était malheureusement repoussée par Patrick Regnault (39e). Sedan n'était pas en reste à l'image de cette reprise de la tête à bout portant d'Ante Rozic rasant la transversale (40e). La pause était finalement atteinte sur ce score de deux buts à un pour le Racing.
Au coup d'envoi de la seconde période, Kévin Monnet-Paquet, peu en vue, laissait sa place à Yohan Demont. La rencontre reprenait sur le même rythme, et, dès les premières secondes, Vedran Runje s'y prenait à deux fois pour stopper une lourde frappe de Babacar Gueye aux seize mètres (46e). Lens répondait du tac au tac avec un centre-tir d'Issam Jemaa que Toifilou Maoulida manquait de peu de dévier dans les filets adverses (54e). A l'heure de jeu, Sedan prenait peu à peu le contrôle de la partie, multipliant les offensives, alors que le Racing se contentait le plus souvent de contre-attaques, parfois dangereuses comme sur cette perforation d'Aruna Dindane conclue par une frappe difficilement repoussée par le gardien (64e).
Les Ardennais demeuraient toutefois les plus pressants. Sur une reprise de la tête de Babacar Gueye, ils croyaient même au but mais le ballon était bloqué par Vedran Runje avant qu'il ne dépasse la ligne (69e). Pour tenter d'endiguer les attaques adverses, Jean-Guy Wallemme remplaçait Toifilou Maoulida par Eric Chelle (72e). Ceci n'empêchait pourtant pas les corners, les coups francs et les frappes de se succéder devant le but lensois. A force de plier, le rideau défensif artésien finissait par rompre à la fin du temps réglementaire. Après une première "main" non sanctionnée d'Ala-Eddine Yahia dans sa surface, Sedan obtenait le penalty sur une autre faute de main bien moins évidente de Razak Boukari qui venait de remplacer Dejan Milovanovic. Un penalty que Babacar Gueye se chargeait de transformer malgré une belle parade du portier lensois (2-2, 90e). Dans les arrêts de jeu, chacune des deux équipes se procurait encore une occasion de marquer mais le score en restait là. Frustrant mais somme toute logique.
Contrairement à ce que nous avions annoncé dans un premier temps, le Racing peut encore espérer fêter la remontée, lundi prochain à Bollaert face à Reims, en cas de victoire. Il faudrait pour cela, un match nul entre Boulogne et Tours, vendredi, ainsi qu'une défaite de Metz, le même soir, à Angers. Dans ce cas, les Sang et Or n'auraient même pas à se soucier du match entre Guingamp et Montpellier, programmé le mardi suivant, Coupe de France oblige.